Héros du maintien en Ligue 1 pour leur dernier match avec Nice, Wahi et Boudache ont soigné leur sortie
Respectivement en fin de prêt et en partance pour Lyon, Elye Wahi et Kaïl Boudache ont été deux des grands artisans du maintien de Nice en Ligue 1, vendredi soir aux dépens de Saint-Étienne (4-1, 0-0 à l’aller), barragiste de Ligue 2.
Ça valait bien un sacré câlin avec Claude Puel, soulevé dans les airs comme un bambin. Aussi hilare que son entraîneur, Elye Wahi a laissé éclater sa joie après avoir marqué le troisième but niçois à l’entrée du temps additionnel (87e). Il en a marqué ensuite un dernier, lui aussi plein de classe (90e + 2) pour entériner le maintien du club face à Saint-Étienne (4-1, 0-0 à l’aller), avant de se laisser submerger par les émotions, les larmes aux yeux, au moment de répondre aux questions du diffuseur. « Faire un résultat à la maison comme ça, sans supporter, c’est extraordinaire, a-t-il dit à Ligue 1+. Je suis très fier de moi, très fier de toute l’équipe. »
Même sans public, cette chaude soirée niçoise restera gravée là, quelque part, dans l’histoire du Gym. Et Wahi laissera le souvenir indélébile d’un prêt couronné de succès, incarnant la clé de voûte de cet éprouvant maintien. Celui qui aura inscrit 9 buts toutes compétitions confondues et redonné vie à l’attaque azuréenne. À titre personnel, cette parenthèse de six mois a aussi été une belle occasion de retrouver des couleurs, aussi éclatantes que ses tresses rouges, teintées pour ce dernier rendez-vous.
À Nice, Wahi est devenu un international ivoirien, et il s’apprête à rejoindre sa sélection pour la Coupe du monde. Il rentrera ensuite à Francfort avec une autre image, celle d’un joueur qui aura tordu le cou à sa réputation de joueur nonchalant, lui qui a montré son investissement et sa fraîcheur à tout un vestiaire.
Boudache, le têtu
Vendredi soir, il a partagé la lumière de l’Allianz Riviera avec un autre attaquant à la situation particulière, le petit Kaïl Boudache (19 ans). Pas vraiment dans les plans du Gym l’été dernier, où il avait passé un essai à Braga, pas plus en décembre, quand il a repoussé les sollicitations de Dunkerque (L2), toujours animé par l’espoir de jouer avec son club formateur, le virevoltant Aiglon a lui aussi vécu un début d’année 2026 mémorable.
Il a sauté sur l’opportunité donnée par le duo Claude Puel/Julien Sablé pour se montrer en janvier. Et il a affiché son explosivité et sa vitesse, celle-là même dont il s’est servi pour fondre sur ce ballon d’attaque transformé en but du 2-1 (81e). Un geste qui restera, peut-être, comme un cadeau à Nice. Après une longue période de réflexion, et des doutes nés d’un projet niçois indécis, il a préféré répondre aux sollicitations lyonnaises : il va signer son premier contrat (de trois ans) lundi dans le Rhône.
