Un père condamne l'agression près du camp 27
Le père de la victime, Mahamat Adam, a dénoncé un échec sécuritaire et appelle à renforcer la protection des citoyens.
Un incident inquiétant pour la population
L'agression a eu lieu mardi 15 juillet 2026 vers 22h près du camp 27, selon le témoignage de Mahamat Adam. Les faits se sont déroulés alors que son fils se rendait à Amriguebé, après avoir quitté le quartier Farcha.
Arrivé non loin du camp 27, le jeune Adam Mahamat Adam a été pris pour cible par des agresseurs, provoquant un accident. Sous le choc mais conscient, il a été rapidement secouru par les sentinelles du camp 27, avant qu'une patrouille de police ne le transporte d'urgence à l'hôpital Central.
Sur place, les forces de l'ordre ont sécurisé la moto du jeune homme, que les agresseurs n'ont pas eu le temps d'emporter. Cependant, ces derniers ont réussi à prendre la fuite sans être interceptés.
Le père de la victime se dit insatisfait des explications des sentinelles, qui évoquent simplement une fuite des suspects. Pour lui, cette version ne reflète pas la gravité de l'incident et occulte ce qu'il considère comme un échec sécuritaire.
« L'agression a eu lieu à quelques mètres du camp 27, déplore-t-il. Cela prouve que les Tchadiens ne sont pas en sécurité, même dans des zones censées être protégées. »
Un appel à la justice
Le père de la victime appelle le ministère de la Sécurité publique à assumer pleinement ses responsabilités et à renforcer la protection des citoyens. Il estime qu’aucun quartier ne devrait être exempt d’une présence dissuasive des forces de l’ordre, et qu’une telle proximité avec une installation militaire rend cet incident d’autant plus inquiétant pour la population.
Por le moment, l'enquête se poursuit, tandis que la famille de la victime attend des actions concrètes, au-delà des simples déclarations.
